Sortie

Visite de l’exposition : Doisneau et la musique

Doisneau et la musique à la Cité de la Musique jusqu’au 28.04.2019

 

Y a pas que les fleurs qui sortent au printemps, le club photo 77asa était de sortie ce 23 mars pour visiter l ‘exposition Doisneau à la Cité de la Musique.

 

Nous connaissons tous les photos de ce grand photographe qui a passé 60 ans de sa vie (1912-1994) à photographier Paris. Vous vous souvenez sans doute de la célèbre photo intitulée « le baiser de l’hôtel de ville » et bien c’est lui Doisneau et il nous a laissé pas moins de 450 000 négatifs ! En revanche nous connaissons moins son rapport à la musique. Ainsi nous avons pu apprécier 200 photos sur ce thème rassemblées pour la première fois par sa petite fille, Clémentine Deroudille.

 

Doisneau appréciait particulièrment la poésie et la musique, il était curieux de tout, photographe et reporter pour des journaux célèbres tels que Vogue ou Actuel, il ne s’arrêtait jamais, un vrai boulimique d’images. Armé de son Rolleiflex il a sillonné Paris et ses banlieues dans tous les sens. Les rues de Paris l’ont encore en mémoire, et à travers ses photos l’on peut deviner les jeux, les danses, les rires, l’insouciance retrouvée d’une jeunesse d’après guerre. Ses déambulations l’ont mené auprès des musiciens et des fanfares, dans les bistrots, les bals populaires, les caves de Saint-Germain des Prés où il passait ses nuits à photographier les jazzmen. Humaniste, il aimait photographier les gens, il a rencontré des centaines d’artistes, chanteurs, compositeurs….  Ici et là nous avons admiré des dizaines de portraits, les photos de son ami le poète Jacques Prévert, celles de vedettes à leurs débuts tels que Georges Brassens, Juliette Gréco, Charles Aznavour, et tant d’autres puis les photomontages avec son ami le violoncelliste Maurice Baquet avec qui il s’est beaucoup amusé dans des mises en scènes photographiques insolites ou délirantes, sans oublier le reportage photographique des Rita Mitsouko à la Villette pour la préparation de leur pochette de disque.

Nous on déambulait à travers l’expo, avec une lenteur d’explorateur, nous arrêtant pour scruter les détails d’une photo, appréciant la justesse des cadrages, s’étonnant des coupes franches, admirant les courbes ou les diagonales des ombres et lumières, toute l’étendue des nuances de gris, et dans nos têtes argentique rimait avec nostalgique !

 

Nous avons apprécié la qualité de cette exposition originale, sa scénographie, son univers sonore, elle nous a permis de découvrir avec une certaine jubilation un Doisneau libre, facétieux, inventif usant de montages, trucages, collages, sans nul doute toutes ces images créatives en noir et blanc auront laissé dans notre souvenir des couleurs, celles de la joie. C’est sur une chanson des Rita Mitsouko, que nous avons quitté l’exposition pour une visite au Musée de la musique. Pour le retour sur Chelles nous avons choisi tout naturellement de déambuler, à la manière de Doisneau avec, pour certains, l’appareil photo en main, de la Villette à la gare de l’Est en longeant le Canal Saint-Martin.

texte : Marie Le Stanc – photo : Pierre Paradis

 

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